Cette sortie SGA comportait deux parties avec des associations distinctes: Le matin près de Malbosc, une boucle pédestre de 3,5 km sur un terrain gèré en partie par le CEN pour la sous espèce saltzmani de Pinus nigra et qui est en passe d'être classé comme géosite par le géoparc des monts d'Ardèche . L'après midi à l'ouest des Vans pour des pétroglyphes sur les dalles de schistes Le matin nous étions guidés par Jean paul Passeron. Il nous a présenté le site du Bullidou: c'est un cone torrentiel fossile datant de la fin du paléozoïque vers 290 millions d'années environs. Il est constitué actuellement de conglomérats carbonifères à l'origine de placers aurifères dans la région de la Ganière. L'or provient de l'érosion de filons de quartz minéralisés en antimoine et contenant un peu de métal précieux. L'or a été orpaillé dans la Cèze et la Ganière depuis les romains et cette activité a été reprise artisanalement au XVIIIe siècle et mème plus récemment au XXe avec la diffusion des informations via internet. |
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Ces conglomérats sont constitués de galets de roches du socle: granites, micaschistes, blocs de quartz... cimentés par un sable siliceux consolidé. des filons de barytine recoupent ces conglomérats et leur sont donc postérieurs. |
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Ces
roches acides forment des
terrains pauvres avec des sols squelettiques. La végétation est une
pinède ou un maquis peu dense, à cistes et bruyères arborescentes, fougère aigle s'il y a plus de sol. Le conglomérat résulte de la dégradation de roches cristallines du socle préexistant, du transport en sables et galets jusqu'à des cones torrentiels alluviaux situés entre la chaine érodée et les bassins marécageux ou lacustres ou se sont formés les charbons (bassin d'Ales). |
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| Anais Laurioux, animatrice du PNRMA nous a présenté la politique
de conservation du conservatoire des espaces naturels (CEN) avec acquisition de terrains. Il s'agit ici de préserver une population française d'une sous espèce du pin noir: le pin de Saltzmann Chez les végétaux, les espèces sont moins bien délimités que chez les animaux. Les pins noirs du pourtour méditerranéen ont évolué depuis les dernières glaciations en différentes populations. Elles sont reconnaissables globalement à des critères morphologiques subtils, et isolées à l'origine géographiquement. Les botanistes les désignent comme des sous espèces. En Espagne et en Ardèche vers Malbosc, il s'agit de Pinus nigra saltzmanii En Corse et en Italie, de Pinus nigra laritio, en Autriche et Croatie, de Pinus nigra nigra, dans les Balkans et en Turquie, de Pinus nigra pallaciana. Les pins de Saltzmann de Malbosc sont parmi les rares stations françaises de cette sous espèce. Ils sont menacés en cas d'incendie par la concurrence du pin maritime introduit et qui investit plus rapidement les secteurs incendiés. Il y a aussi introgression (pollution génétique par hybridation sur plusieurs générations) entre les sous espèces de pin noir, saltzmann indigène et Laricio et noir d'Autriche introduits. |
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Près d'un bloc taillé par
l'homme en sommet d'une crète et portant peut être un trou pour y
ériger une croix, Jean Paul Passeron nous a présenté de loin les
exploitations minières anciennes de Malbosc pour l'antimoine, un élément qui en
alliage permet de durcir les métaux comme le plomb pour les caractères
d'imprimerie. |
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Ces conglomérats ont été exploités autrefois par gratage de zones plus tendre pour la recherche d'or. De retour aux véhicules, JP Passeron nous a montré des galets issus du conglomérat carbonifère. Ces "ferrolithes" sont en couches concentriques autour d'un noyau ferrugineux (hématite, goethite) évoluant en ocres. C'est peut être une source de matière colorante pour les hommes préhistoriques. |
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| L'après midi, nous étions guidés par Eric et Catherine Ollivier du GARA Leurs recherches sont présentées dans ce film: https://youtu.be/FQ4ckTcnq7Y Nous avons visité deux sites avec des pétroglyphes gravés sur des dalles de schistes. Le premier montre des cupules, des formes en pied d'adolescent, parfois reliées par des rigoles. Il est difficile de dater ces figures et d'en donner une interprètation. ![]() |
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Le deuxième montre surtout des croix, plus ou moins profondes ,latines ou grecques, avec ou sans renflements aux extrémités, des zones piquetées... Les interprétations peuvent être reliées au christianisme ou par la proximité d'une draille, au pastoralisme, que ce soit aux origines néolithiques ou aux continuations des siècles derniers. |
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Entre les 2 arrèts consacrés aux pétroglyphes, nous avons vu vers "La
Rousse" un affleurement de calcaire à fragments de coquilles et
entroques avec un interbanc à dépots ferrugineux ayant pu servir
de pigment aux préhistoriques. (cf aticle H.Salomon et all.) Il nous a été présenté comme un calcaire à entroque du Bajocien. Après repèrage de la série stratigraphique en particulier des marnes toarciennes au niveau de la route dominant la station et après positionnement au gps sur la carte BRGM au 1/50 000e, il apparait que ce niveau est plus ancien, du début du lias à l'Hettangien. |
